Accueil | Rugby | brève s'abonner au fil d'infos en RSS21/03/2009 | 20:02| Rugby -TournoiMédard:«Faire de belles choses»
Replacé à l'aile pour affronter l'Italie, Maxime Médard s'est bien amusé contre de faibles Italiens, et le Toulousain a encore marqué des points pour son avenir en équipe de France. En marquant deux essais, il a confirmé ses qualité d'attaquant et de finisseur, et sera sans doute une pièce maîtresse des Bleus dans les années à venir. En attendant il ne se prend pas la tête, même s'il avoue comme les autres que la défaite en Angleterre n'est pas encore digérée.
« Maxime, grâce notamment à vos deux essais inscrits contre l'Italie, vous terminez meilleur marqueur de l'équipe de France sur le Tournoi.
Pour mon premier tournoi c'est bien, c'est cool, mais on ne voulait pas que la compétition se passe comme ça. Individuellement je suis assez content de mon tournoi, mais aussi mécontent de ne pas en avoir fait plus. Je ne suis pas content d'avoir perdu deux matches. Et c'est un collectif avant tout.
Vous semblez encore très marqué par la défaite de Twickenham.
Ça reste dans nos têtes. On prend cinquante points là-bas (en fait 34), on n'était pas parti pour ça et on revient avec une bonne branlée comme on dit. C'est la vie, il faut garder ça dans nos petites têtes et avancer avec. Mais on ne pourra pas être champion du monde avec de tels matches.
Vous n'en avez pris que 34...
Ce n'est pas grave, pour moi c'est pareil. A la mi-temps, j'étais déjà au fond du seau.
La belle victoire contre l'Italie ne suffit pas à effacer cet échec ?
L'Italie, ce n'est pas l'Angleterre ni l'Irlande. On a quand même montré qu'on est capable de faire des gros matches quand met de l'envie. Il faut avoir envie tout le temps. Il y a quand même eu des choses positives dans ce match, il ne faut pas tout jeter parce que la rencontre était facile.
Le XV de France termine troisième du Tournoi avec deux défaites. Avez-vous des regrets ?
En Irlande, on a fait un bon match mais on perd, c'est dommage. L'Angleterre, on passe à côté. C'est décevant parce qu'on a une bonne équipe, il y a du potentiel, et ce Tournoi doit nous permettre de grandir, d'avancer collectivement. On a une très bonne équipe, je pense qu'on peut faire de belles choses. Et quand ça va prendre, je crois que ça va faire mal.
Comment expliquez-vous que le XV de France n'arrive-t-il pas à enchaîner les bonnes performances ?
Au moins ça fait parler du XV de France, même si ce n'est pas forcément le but (rires). On est une équipe en construction, et j'espère qu'on va vite se réveiller.
Vous venez d'enchaîner huit sélections consécutives. Avez-vous le sentiment d'être installé en équipe de France ?
Non je me sens pas du tout installé, et je ne le serai jamais, en équipe de France comme à Toulouse. Je joue dans un grand club, et Guy Novès nous remet toujours en question, on n'a jamais de certitudes, il n'y a jamais eu de titulaires indiscutables. Il faut travailler, avancer pour être meilleur la prochaine fois.
Quelles leçons tirez-vous de vos premiers matches au niveau international ?
Je sais que je dois prendre un peu de physique, parce que je suis le moins gaillard de tous ou presque, c'est un peu difficile à accepter (rires). Il n'y a que Morgan Parra qui est plus léger que moi, c'est dingue. Pourtant je mange, je mange, mais ça ne prend pas.
Le prochain rendez-vous des Bleus, c'est la tournée d'été en Australie et en Nouvelle-Zélande. Vous y pensez ?
Je n'y pense pas trop encore, je vais déjà penser à mon match avec Toulouse la semaine prochaine. Il y a pas mal de joueurs qui pourront y aller. Evidemment que ça me fait envie, ça me permettrait de voyage un peu.»
Propos recueillis par Aymeric MARCHAL, à Rome
Replacé à l'aile pour affronter l'Italie, Maxime Médard s'est bien amusé contre de faibles Italiens, et le Toulousain a encore marqué des points pour son avenir en équipe de France. En marquant deux essais, il a confirmé ses qualité d'attaquant et de finisseur, et sera sans doute une pièce maîtresse des Bleus dans les années à venir. En attendant il ne se prend pas la tête, même s'il avoue comme les autres que la défaite en Angleterre n'est pas encore digérée.
« Maxime, grâce notamment à vos deux essais inscrits contre l'Italie, vous terminez meilleur marqueur de l'équipe de France sur le Tournoi.
Pour mon premier tournoi c'est bien, c'est cool, mais on ne voulait pas que la compétition se passe comme ça. Individuellement je suis assez content de mon tournoi, mais aussi mécontent de ne pas en avoir fait plus. Je ne suis pas content d'avoir perdu deux matches. Et c'est un collectif avant tout.
Vous semblez encore très marqué par la défaite de Twickenham.
Ça reste dans nos têtes. On prend cinquante points là-bas (en fait 34), on n'était pas parti pour ça et on revient avec une bonne branlée comme on dit. C'est la vie, il faut garder ça dans nos petites têtes et avancer avec. Mais on ne pourra pas être champion du monde avec de tels matches.
Vous n'en avez pris que 34...
Ce n'est pas grave, pour moi c'est pareil. A la mi-temps, j'étais déjà au fond du seau.
La belle victoire contre l'Italie ne suffit pas à effacer cet échec ?
L'Italie, ce n'est pas l'Angleterre ni l'Irlande. On a quand même montré qu'on est capable de faire des gros matches quand met de l'envie. Il faut avoir envie tout le temps. Il y a quand même eu des choses positives dans ce match, il ne faut pas tout jeter parce que la rencontre était facile.
Le XV de France termine troisième du Tournoi avec deux défaites. Avez-vous des regrets ?
En Irlande, on a fait un bon match mais on perd, c'est dommage. L'Angleterre, on passe à côté. C'est décevant parce qu'on a une bonne équipe, il y a du potentiel, et ce Tournoi doit nous permettre de grandir, d'avancer collectivement. On a une très bonne équipe, je pense qu'on peut faire de belles choses. Et quand ça va prendre, je crois que ça va faire mal.
Comment expliquez-vous que le XV de France n'arrive-t-il pas à enchaîner les bonnes performances ?
Au moins ça fait parler du XV de France, même si ce n'est pas forcément le but (rires). On est une équipe en construction, et j'espère qu'on va vite se réveiller.
Vous venez d'enchaîner huit sélections consécutives. Avez-vous le sentiment d'être installé en équipe de France ?
Non je me sens pas du tout installé, et je ne le serai jamais, en équipe de France comme à Toulouse. Je joue dans un grand club, et Guy Novès nous remet toujours en question, on n'a jamais de certitudes, il n'y a jamais eu de titulaires indiscutables. Il faut travailler, avancer pour être meilleur la prochaine fois.
Quelles leçons tirez-vous de vos premiers matches au niveau international ?
Je sais que je dois prendre un peu de physique, parce que je suis le moins gaillard de tous ou presque, c'est un peu difficile à accepter (rires). Il n'y a que Morgan Parra qui est plus léger que moi, c'est dingue. Pourtant je mange, je mange, mais ça ne prend pas.
Le prochain rendez-vous des Bleus, c'est la tournée d'été en Australie et en Nouvelle-Zélande. Vous y pensez ?
Je n'y pense pas trop encore, je vais déjà penser à mon match avec Toulouse la semaine prochaine. Il y a pas mal de joueurs qui pourront y aller. Evidemment que ça me fait envie, ça me permettrait de voyage un peu.»
Propos recueillis par Aymeric MARCHAL, à Rome