Novès : « Un match catastrophique »
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19/01/2009
Guy, quels sont tes sentiments après cette défaite à domicile ?
On était tellement haut que l'atterrissage est un peu difficile. On voulait avant ce match un point de bonus, on peut dire qu'on l'a eu, même si beaucoup de gens pensaient qu'il s'agirait du bonus offensif. En fait, on a passé le match à courir après le défensif. On est mal rentrés dans ce match, en étant au rythme d'un match du Top 14.
Mais on se rend compte qu'à Dax, il suffit de se remettre un peu en question et d'accélérer pour revenir, mais contre Glasgow, on a eu en face des joueurs internationaux, presque une sélection.
Je n'arrêtais pas de dire que ces Ecossais perdaient ses matchs de très peu, mais c'est difficile à faire passer quand votre équipe ne fait que gagner et que l'adversaire ne fait que perdre.
La différence d'investissement et de comportement a fait que la vitesse de Glasgow nous a mis en difficulté en première mi-temps. On était en retard sur les rucks, et à partir de là, nous étions pénalisés. On a joué à l'envers, le jeu au pied n'a pas été bon. Bref, quand tout va mal, tout va mal.
Malgré une deuxième période plus convaincante ?
On a joué au niveau où on devait jouer au cours de la deuxième mi-temps. Mais évidemment, c'était un petit peu tard. Et on s'est rendu compte que la seule chose à faite était d'aller chercher le bonus défensif. C'est un match catastrophique du point de vue du jeu, mais également d'un point de vue comptable.
Mais c'est une défaite avec un point malgré tout. On a gagné quatre matchs, on en a perdu un. Nous ne sommes pas qualifiés, bien entendu, mais nous ne sommes pas non plus éliminés.
Il va falloir se servir de cette rencontre pour une rendre une copie digne de ce nom, c'est à dire d'une compétition européenne, dimanche prochain.
C'est un scénario qui doit laisser énormément de regrets ?
Oui, car je le répète, la seconde mi-temps est intéressante. Nous la débutons avec trois marques de retard, et on revient à une seule, c'est à dire sept points. Si Jean-Ba ne s'accroche pas avec un adversaire, peut-être que nous pouvons aller chercher le match nul sur la fin, au lieu de tenter la pénalité. Il y a eu une succession de laxisme de la part des uns et des autres, on a un peu perdu les pédales. On va essayer de s'en servir, et peut-être que cette défaite, à l'arrivée, nous fera du bien.
M. Barnes a beaucoup laissé jouer ?
Je n'ai pas envie d'en parler. On a assez de chose sà travailler de notre côté pour que je m'étende là-dessus.
Il faut maintenant gagner à Bath ?
Oui, mais nous le savions déjà avant cette défaite. Le problème, c'est que nous irons en Angleterre sans être qualifiés, ce qui aurait été le cas si nous l'avions emporté devant Glasgow. Cela complique un peu les choses, c'est vrai.
On a réussi un bon début de Coupe d'Europe, on navigue en championnat sans trop de problèmes, et sans doute qu'inconsciemment, on s'endort un peu sur nos lauriers. Et à l'arrivée, Glasgow nous donne une leçon de rugby, chez nous. Cela fera partie des mauvais souvenirs d'une carrière dans cette Coupe d'Europe. On essaiera tous, le staff et les joueurs, de s'en souvenir pour rebondir comme il se doit.
La semaine qui vient sera sans doute utile pour réveiller les joueurs ?
Je ne pense pas qu'une semaine soit nécessaire. Ce sont des joueurs de haut niveau, ils ont conscience de l'investissement qui a été le leur et de ce qu'ils ont produit sur le terrain. A un moment donné, cette défaite devait arriver, même si j'aurais préféré que cela ne se produise pas sur ce match-là.
On sait très bien qu'en sport, on ne peut pas gagner éternellement. Ce qui me gêne davantage est la façon dont on a perdu. Car il y aura d'autres défaites, et d'autres victoires. On en a tous conscience. Le bateau a pris un obus, on va s'arrêter au port pour le réparer. Mais on va repartir, c'est évident.